Discussions utilisateurs / vendeursE-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

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lrq3000
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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar lrq3000 » lun. 9 avr. 2012, 22:13

Tout d'abord, merci à tous pour vos commentaires pertinents :)

WebMcortex-Hominine a écrit :Je suis vendeur, et ce texte ne me servira donc à rien. Merci de l'avoir mis dans cette section, mais les nombreuses références au sevrage ou autre principe de substitution disqualifie d'office son usage pour une boutique.


Je pense qu'il me faut clarifier le but de cet article.

Comme je l'ai indiqué en début, cet article est une réflexion théorique pseudo-scientifique sur l'usage possible de la cigarette électronique en tant que dispositif de sevrage au tabac traditionnel. Et il est encore moins destiné à un usage publicitaire ou commercial. Je ne fais pas non plus d'amalgame avec la politique, je suis conscient des régulations en vigueur, et je ne parle de toutes façons pas d'une application directe au sevrage (du fait de l'absence de régulation et de contrôle qualité/sanitaire stricts et rigoureux), mais de la possibilité et de l'intérêt possible de ce genre de dispositif pour le sevrage.

Je m'efforce avant tout de démontrer non seulement l'intérêt certain qu'il y a à mener des recherches en ce sens (cigarettes électronique et sevrage), mais aussi de la nécessité de mener ces recherches d'un point de vue sanitaire.

Le domaine des psychotropes et de leurs effets sur le fonctionnement du cerveau est un domaine qui me fascine. Je n'ai actuellement pas les moyens ni le temps pour entreprendre de vraies recherches, je partage donc les théories que j'ai développé à partir de mes connaissances en biologie, chimie, neurosciences et cigarettes électroniques. Lorsque j'en aurais les moyens, je pousserai davantage mes recherches, mais j'espère bien que quelqu'un d'autre l'aura fait avant!

Les applications de la cigarette électronique sont très prometteuses, et pas seulement pour le sevrage, mais aussi pour l'adjonction d'autres substances dans un cadre médical (il a été prouvé que la cigarette électronique est beaucoup moins irritante que les inhalateurs classiques), tout comme pour l'analyse des habitudes cognitives (jusqu'à l'arrivée de la cigarette électronique, le "HIT" était extrêmement méconnu dans son rôle pour l'addiction).

WebMcortex-Hominine a écrit :Le texte de plus démarre avec une erreur polémique, le caractère extrêmement addictif de la nicotine.....les plus récentes études ne donne pas ce résultat, donc, baser une partie du texte sur ce postulat et mettre en parallèle les substituts nicotinique (a la valeur scientifique zéro) et l'ecig, (source de plaisir, mais à valeur scientifique inexistante) ne me permet pas d'adhérer a ce travail.


Je pense aussi que la nicotine n'est pas la seule à jouer un rôle primordial dans l'addiction (et je ne suis pas le seul...), mais son potentiel addictif a été clairement prouvé. Malheureusement les recherches sur les effets exacts des autres composés et additifs sont pour le moment très méconnus (dans n'importe quel domaine, y compris dans la nourriture), et on découvre de plus en plus que même si les additifs sont inoffensifs seuls, leur combinaison est beaucoup plus hasardeuse et potentiellement dangereuse pour la santé.

Mais ces recherches ne sont qu'à leur balbutiement, aussi j'ai préféré le spécifier dans cet article et m'en tenir au concret, et je pense justement avoir évité toute polémique en évitant toute donnée incertaine.

Pour la potentielle "valeur scientifique" de la e-cigarette, c'est justement ce dont je parle dans cet article, biensûr seulement en théorie :)

Leio a écrit :Il vaudrait mieux alors parler de trois composants et les séparer : PG, VG et nicotine (d'autant qu'il y a aussi des questionnements bien spécifiques, concernant la VG et l'acroléine notamment).


Il me semble que dans tous les cas, le PG et VG jouent le même rôle: celui d'évaporateur à basse température. Je suis conscient qu'en pratique il existe des différences, et des mélanges entre les deux qui donnent tous des résultats sensiblement dans l'expérience cognitive, mais techniquement le but premier est le même et c'est pourquoi j'ai choisi de les regrouper dans une même catégorie.

----

PS: je suis désolé de ne pas citer les sources, je n'ai pas le temps de faire une vraie méta-analyse sur le sujet pour le moment :(

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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar lrq3000 » mar. 10 avr. 2012, 01:44

Concernant l'efficacité des substituts nicotiniques patch/gommes, je ne dirais pas qu'ils sont inefficaces, mais simplement peu efficaces, ceci pouvant être expliqué par la théorie que j'en ai donné (supprimant trop de contraintes de dépendance à la fois).

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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar WebMcortex-Hominine » mar. 10 avr. 2012, 09:20

Ok, toute recherche, de quelques ordres que ce soit est interressante, mais cet article ayant été posté dans le cadre de l'espace réservé aux échanges vendeurs/consommateurs me faisait bien évidement penser qu'il était en relation avec l'activité des vendeurs. De là mes remarques.
Maintenant, je ne vais pas entamer le débat qui a agité le forum sur la nicotine et l'addiction. Les avis sont partagés, chacun se raccrochant au son de cloche qui lui convient. Pour ma part les travaux du Professeur Tassin me semblent les derniers a apporter des connaissances renouvelées sur l'addiction et la nicotine, et ce sont ceux qui ont ma préférence. Je ne suis aucunement scientifique et ne suis pas en capacité a développer plus avant.
Maintenant, mais je prêche pour ma "boutique" attention aux rapprochements ecig/sevrage. Il existe un fait établit qui fait que qui parle de santé dans ce pays, parle du lobby de la médecine et de sa camarade l'industrie pharmaceutique, et donc que si nous avançons dans ce sens, ce seront eux et eux seul qui géreront ce dispositif.
Les premières études pour faire classer un e-liquide comme médicament bénéficiant de l’équivalent d'une AMM ont commencé en Angleterre (Intellicig) et le jours où la brèche aura cédée, fini le plaisir de vapoter, fini les centaines de saveurs et le DIY légal, les beaux Mods à 200,00$, fini le petit commerçant amoureux de ce qu'il vend, et prêt à passer une demie heure ou plus avec un seul client pour lui expliquer comment ça marche et ce qu'il faut qu'il choisisse.
Bonjour la vente en pharmacie et le passage obligatoire par la case tabacologue. En bref, fini le coté plaisir et vapotage récréatif.
Personnellement, et je sais que beaucoup sur ce forum on la même vision, l'ecig qui certes permet de se passer de la cigarette est un outil ludique, une nouvelle manière de fumer, une nouveau "vice" (oui, j'aime le vice), une démarche de plaisir fait par des adultes, avec peut être des risques (qu'il faut diminuer par des études). Le sevrage n'est qu'une conséquence du vapotage, si on pense qu'il n'en est que le but, on sera vite dépossédé de nos joujoux, fini le Forum de la cigarette électronique et ses milliers de "fêlés" passionnés de mod's, prêt à passer des nuit entières à papoter pour s'engueuler sur le dernier engins sortis aux USA ou à gueuler :-) contre l'incroyable marge que font les petits revendeurs :lol:
Bref, go to la section ecig de doctissimo.
Alors, oui, je suis conscient qu'une partie des vapoteurs ne vapotent que pour arrêter la clope, c'est leur unique but, et ceux là désirent certainement par dessus tout avoir les explications de leur addiction, du pourquoi et du comment des choses, et ils ne viennent sur le forum que dans ce but, mais je le répète, pour moi ce n'est qu'une conséquence.
Vapoter, pour beaucoup d'entre nous, c'est prendre son pieds avec nos e-liquides, nos joujoux, c'est voir le coté ludique, récréatif de l'ecig, qui de plus permet de ne plus puer, d'avoir un meilleur souffle, bref de fumer sans 80 % des mauvais cotés. Les 20% restant, ben on se pose des questions.....faisons bien attention à la manière dont on se les pose, et aux portes que l'on ouvrent nous même en se les posant. Ne faisons pas le travail des tabacologues et de l'industrie pharmaceutique.
Oui posons les question sur la sureté des e-liquides sur la fiabilité de nos ecig, sur le danger des batteries etc, restons concentré, surtout dans la section vendeurs/consommateurs sur cet aspect des choses, mais de grâce ne venez pas nous parler de sevrage ou autre, nous ne sommes pas médecins ni pharmaciens, ni psychologue, nous n'avons aucun droit de plus à parler de cela et ne voulons certainement pas demain être des auxiliaires de santé.
Pour le moment, nous sommes des passionnés pour une grande part d'entre nous, qui vendons actuellement un produit de consommation courante, avec ou sans nicotine, qui permet de simuler le fait de fumer et dont une des étranges conséquence est un abandon du tabac pour un certain pourcentage d'entre nous, et nous constatant qu'il en est de même pour nos clients. Tout le reste n'est que spéculations et interprétations d'articles scientifiques que nous ne maitrisons pas pour la plupart d'entre nous. Chaque vapoteur à son histoire propre avec la cigarette électronique, n'en faisons pas des généralités, vapoter en 0mg aura été pour moi une simple formalité, là ou d'autre ne peuvent se passer sans souffrance de leur 36mg, il n'y a donc pas une théorie de sevrage, mais de multiples pratiques.
Que ceux qui ne veulent qu’arrêter de fumer se tournent vers les professionnels de la chose, mais en l’occurrence, pas nous les vendeurs d'ecig, simples pourvoyeurs de plaisirs pas encore interdits aux étranges conséquences multiples.
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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar seb76 » mar. 10 avr. 2012, 11:08

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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar lrq3000 » mer. 11 avr. 2012, 05:53

Mon article ne visait nullement les vendeurs, je suis désolé s'il a été perçu ainsi, je l'ai posté dans cette section simplement parce qu'il n'y en avait pas d'autre dans le forum Discussion Général qui ne soit trop spécifique et hors-contexte au sujet de mon article.

Concernant le sevrage, je n'ai jamais affirmé que c'était le but actuel de la cigarette électronique, ni même que la cigarette électronique dans sa facture et sa "culture" actuelle ne la disposait à un usage en tant que sevrage sérieux. Cet article s'efforce juste d'expliciter l'intérêt certain qu'un dispositif basé sur une technologie similaire pourrait avoir dans le cadre du sevrage tabagique, voire pour d'autres applications.

Je vais réfléchir à une révision de l'article afin de clarifier tout cela.

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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar ytsh » mer. 11 avr. 2012, 07:00

Le passage sur les contrôles et chaînes de fabrication est a moduler:
1/ la fabrication des cigarettes n'est pas toujours réalisée ailleurs que dans les pays émergents, il y a aussi des lois sur les composants dans les e liquides.
2/ les composants entrants dans la fabrication des cigarettes ne sont eux, même pas tous connus.
D'autre part si la nicotine participe dans l'addiction certains composants de la cigarette comme l'ammoniaque viennent potentialiser cette addiction et la pérenniser.
Il faut savoir qu'il y a peut être 20 ans , au Canada ,une expérience a été menée avec des cigarettes de tabac, non "traite", les fumeurs de ces cigarettes ont continue a fumer mais ont baisse leur Conso de 50 a 70 ./'
Les additifs volontairement ajoutes font donc eux aussi partie de la stratégie d'accroche des cigaretiers...
"Tant qu'il ya aura des ohms..."

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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar WebMcortex-Hominine » mer. 11 avr. 2012, 09:34

>lrq3000 T’inquiète, je ne me sentais pas "visé", mais interpellé car section vendeur.....ton post aurais en effet dû peut être être mis ailleurs. Mais c'est très bien si des vendeurs peuvent donner leur position sur tes réflexions et pour une fois discuter d'un sujet d'ordre plus général......bien que je me sente un peu seul à m'exprimer :lol: .
Concernant le sevrage, ton texte y fait pas mal référence quand même et c'est surtout un sujet qui est très souvent abordé aussi bien sur ce forum que par nos clients. Je ne fais que rappeler ce qui me semble important pour nous vendeur, entre autre "légalement" parlant. Chaque vapoteur ensuite amène ce qu'il veut dans son interprétation de son usage de l'ecig et tes réflexions son pertinentes.
Quand à un usage futur ouvert par les potentialités des ecigs, pourquoi pas......le chinois vendent déjà des e-liquides soit disant à la Vitamine ABCDE depuis pas mal de temps ainsi que du e-liquide au Cialis. Cela ne m'inspire pas confiance du tout, et des recherchent existent sur d'autre procédés de vaporisation qui seront peu être prometteur, mais qui je pense ne nous concernent pas pour le moment.
> Ytsh, Méfions nous en effet, que des fabricants de e-liquide ne rajoutent pas eux aussi, surtout si le business tombe dans les pattes de Big Tobacco des additifs addictifs, mais il est vrai qu'ils ne nous le dirons pas.
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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar tsange » mer. 11 avr. 2012, 15:04

lrq3000 a écrit : (jusqu'à l'arrivée de la cigarette électronique, le "HIT" était extrêmement méconnu dans son rôle pour l'addiction).


Il aurait pourtant suffi de demander aux fumeurs (chose que personne ne semble faire dans les études sur le tabac). Beaucoup de fumeurs qui m'ont vue vapoter m'ont dit quelque chose dans le genre "c'est peut-être pas idiot, ton truc, mais moi, ce qu'il me faut, c'est cette sensation dans la gorge/dans les bronches..." (à quoi je réponds régulièrement que justement, depuis que je vapote, je trouve que les vraies cigarettes manquent de hit en comparaison).
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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar lrq3000 » sam. 1 juin 2013, 01:41

Update: le Rapport sur l'e-cigarette de l'OFT vient d'être publié.

Il confirme les points que j'ai soulevé (contrôle de la chaine de fabrication des e-cigarettes; composition des e-liquides), et en rajoute d'autres, certains bénéfiques (comme la diminution des risques d'incendies!) ou d'autres à risques potentiels (vapotage passif, potentiel risque de formation d’acroléine - cancérogène de catégorie 1, la pire - par chauffage de glycérine végétale, etc.).

Cet article est extrêmement intéressant et bien construit (avec de nombreuses sources à l'appui), je vous invite donc tous à le consulter afin d'avoir un avis plus éclairé sur la situation actuelle de la e-cigarette.

En voici quelques extraits:

Alors que, pour la cigarette, la composition de la fumée est totalement différente de la
composition du tabac du fait de la combustion de cedernier, il n’existe théoriquement aucun
changement chimique entre la « vapeur » et l’e-liquide. Cependant, avec l’augmentation
progressive des tensions électriques appliquées auxrésistances des atomiseurs et
l’échauffement de celles-ci, de faibles variations chimiques pourraient être observées à l’usage.


Avec les e-cigarettes récentes, la composition de la « vapeur » est voisine de celle de l’e-liquide,
on y trouve les mêmes composés dans des proportionssimilaires. Si en première approximation,
on peut donc considérer que la composition chimiquede la « vapeur » est la même que celle du
e-liquide, on sait que le chauffage de l’e-liquide peut en modifier la composition ; il est donc
important de contrôler non seulement l’e-liquide, mais aussi, au moins de façon ponctuelle, les
aérosols formés lors de sa vaporisation.

NB: Donc si on controle la qualité des e-liquides, on controle la majeure partie de l'impact sanitaire.

Avec l’e-cigarette et la cigarette, la nicotine estdélivrée rapidement ou très rapidement au
cerveau. A priori les deux produits peuvent induireet entretenir une dépendance à la nicotine,
mais si cela est bien prouvé pour la cigarette, c’est encore seulement suspecté pour l’e-cigarette.


Il est clairement démontré que les cancérogènes sontresponsables des cancers liés au
tabagisme, que le monoxyde de carbone et les particules fines sont les deux vecteurs majeurs de
la toxicité cardio-vasculaire de la fumée des cigarettes, que les particules solides jouent un rôle
important dans la survenue de la BPCO. Il est tout aussi démontré que ces trois produits
n’existent pas à des taux significatifs dans la « vapeur » des e-cigarettes. Il est donc logique
d’attendre une réduction de ces trois risques chez les fumeurs de tabac qui passent à l’e-cigarette, mais ces faits restent à démontrer.


À ce jour, on ne sait pas encore si, sur ce plan, l’e-cigarette se rapproche de la cigarette
traditionnelle, du spray oral ou d’un autre substitut nicotinique oral. Cette donnée est
fondamentale. Mais quelle que soit la réponse, le mode de commercialisation doit prévenir le
risque d’utilisation de l’e-cigarette comme un produit d’initiation à la dépendance nicotinique
[50]. Sur le plan comportemental, la ressemblance entre l’e-cigarette et la cigarette peut tout
aussi bien être une aide pour le fumeur qui abandonne la cigarette traditionnelle pour l’e-cigarette qu’un danger pour l’adolescent qui l’utiliserait comme un produit d’initiation.


À court terme, cette utilisation chronique du dispositif par d’anciens fumeurs résout plus qu’elle
ne crée un problème de santé publique [30]. Une vigilance accrue à long terme permettra de
surveiller le phénomène d’utilisation prolongée, s’il se produit dans les mois ou années qui
viennent, mais en tout état de cause, le risque de prise prolongée de nicotine est beaucoup
moins grand que celui de continuer à fumer. Il est probable que dans quelques temps, certains
vapoteurs chroniques viendront demander de l’aide pour arrêter s’ils se sentent addicts à l’e-cigarette. Mais utilisation prolongée d’un produit n’est pas nécessairement synonyme d’addiction.


Le risque d’incendie lié à l’e-cigarette apparaît en tout état de cause inférieur à celui de la
cigarette, qui en est une des causes importantes, au domicile, sur les lieux de travail ou les lieux
publics. Un relevé des incidents et accidents liés aux e-cigarettes serait justifié.


De nombreuses études n’ont pas encore été conduites à ce jour ; une étude de cinétique
artérielle de la nicotine délivrée serait notamment la bienvenue.

NB: Avis aux amateurs! Cette étude permettrait de définir clairement si la e-cigarette pourrait être utilisée comme médicament de sevrage, car les experts ne peuvent déterminer à ce jour si la e-cigarette peut vraiment entrainer une dépendance accrue ou au contraire permettre un sevrage comme les substituts nicotiniques.

En termes de santé publique, rien ne doit être faitpour inciter les consommateurs d’e-cigarettes
à se tourner à nouveau vers la cigarette de tabac, mais ceci n’empêche pas d’affirmer également
que, même si elle est moins dangereuse, l’utilisation d’e-cigarettes est potentiellement nocive et
que l’arrêt de toute prise est préférable.


Arrêter d’utiliser sa e-cigarette si une odeur de brûlé est constatée car celle-ci est
associée à la formation de substances nocives.

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Re: E-Cigarette: theories sur la dépendance et les risques

Messagepar lrq3000 » ven. 7 juil. 2017, 15:34

Petit update plus de 5 ans après la mise en ligne de cet article, au vu de l'état actuel de la chaine de fabrication des e-cigarettes et des nouvelles normes.

Je me réjouis de voir la tournure qu'ont pris les choses, et surtout comment les fabricants ont, pour la plupart et de leur propre initiative avant même les régulations officielles, choisi d'améliorer leurs process de qualité et de mettre en place le traçage de l'origine des composés, en tout cas pour les e-liquides. Tous les fabricants n'implémentent pas encore tous ces process de qualité, mais il y a maintenant de plus en plus de fabricants bien établis qui le font.

Par ailleurs, les additifs ont été réduit: il n'y a plus de diacétyle et en général plus d'alcool, ce qui réduit en général les e-liquides à seulement 4 composants: le PG, le VG, la nicotine et l'additif de goût (souvent un additif alimentaire). Les mesures sanitaires ont aussi été dans ce sens en renforçant les prérequis qualitatifs.

On peut dire que les e-liquides font donc partie des produits les mieux contrôlés à ce jour, de façon similaire à la nourriture. Il y a donc aussi encore des défauts de façon analogue, mais c'est clairement sur une bonne voie.

Les composants électroniques aussi ont plus de régulation, notamment pour éviter les explosions de batterie.

Bien entendu, toutes ces régulations ont avant tout eu pour but de tuer beaucoup de fabricants et de vendeurs en leur imposant trop de contraintes sanitaires, mais cela a à mon avis trois impacts bénéfiques:
1. pour le consommateur, c'est le plus évident, puisque cela diminue considérablement les risques sanitaires.
2. pour les fabricants (qui ont survécu), puisqu'il sera difficile d'imposer des normes sanitaires encore plus strictes, puisqu'aucun segment sur le marché (à part les dispositifs médicaux) ne suivent de normes plus contraintes que celles pour la nourriture.
3. les pouvoirs publiques ne pourront plus interdire la e-cigarette pour des raisons sanitaires, puisque les régulations en cours garantissent déjà une haute qualité sanitaire.

Il ne reste plus qu'à des études indépendantes de convaincre les pouvoirs publiques d'autoriser la e-cigarette en tant qu'outil à part entière des NRT (nicotine reduction therapies). Ce qui n'est pas gagné étant donné les intérêts économiques que l'État a sur les cigarettes traditionnelles par les taxes spéciales.

Mais dans tous les cas, bien qu'on peut trouver scandaleux certaines mesures "sanitaires" visant à réduire l'impact de la cigarette électronique sur la population de fumeurs, on peut se réjouir des derniers déroulements d'événements qu'on ne peut qualifier que de victoire, puisqu'on a évité tout de même l'interdiction pure et simple pour cet outil qui a clairement un potentiel de sanité publique pour les fumeurs :-)


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